20.5.12

Il Delirio Fantastico, dernier concert de l'hiver…

C'était presque l'hiver aujourd'hui à Valgorge où se déroulait le dernier concert des Quartiers d'Hiver organisés par Labeaume en Musiques.
Pas de neige mais de la pluie.

La Beaume prend sa source un peu au dessus de Valgorge à Loubaresse.

Mais au fait savez-vous comment s'appellent les habitants de Valgorge en patois ?
Les courto-fusto, c'est à dire : courte-poutre.
Je tiens çà de Kenneth White, tiré de son livre Lettres de Gourgounel.
Vous savez, bien sûr, qu'il avait acheté une maison sur la commune de Valgorge au lieu-dit Gourgounel (hameau des Praduches).
Bon alors voila l'histoire racontée par le géopoéte (http://www.kennethwhite.org/geopoetique/) :
D'après ce que j'ai entendu dire , voici pourquoi : Il y a quelques années les gens d'ici coupèrent une poutre (fusto) pour une construction, mais lorsqu'ils en mesurèrent ensuite la longueur, celle-ci s'avéra trop courte. Cependant, comme ils étaient gens méthodiques, ils procédèrent à une seconde mensuration, en partant cette fois de l'autre extrémité. Mais c'était encore trop court. Un dicton de Valgorge dit : “C'est comme la poutre de Valgorge, elle est trop courte des deux bouts.”
Kenneth WHITE. Lettres de Gourgounel. 1979 (1966 pour l'édition anglaise), page 57.


Issus du CNSM de Lyon, les brillants musiciens d’Il Delirio Fantastico travaillent à faire renaître les couleurs éclatantes de la musique de chambre du 17ème

Virginie Botty, flûte à bec
Reynier Guerrero & Alix Boivert, violons
Jon Olaberria, hautbois
Florian Gazagne, basson
Jean-Baptiste Valfré, violoncelle
Etienne Floutier, violone
Vincent Bernhardt, clavecin
Ulrik Gaston Larsen, théorbe


Il y avait Lucky Lucke, l'homme qui tirait plus vite que son ombre.

Il y a eut aussi Vivaldi, l'homme qui écrivait la musique plus vite qu'il ne la composait. 
Le début de la partition est toute à fait académique, au fur et à mesure qu'on tourne les pages et que le concerto progresse, l'écriture se fait accélérée pour suivre la cadence des notes qui s'égrènent dans la tête du compositeur, précieuse indication du rythme à adopter pour les musiciens d'aujourd'hui.



Ces Concerti da Camera nous ont transporté dans une Venise enflammée, débordante de fêtes, sous la houlette de leur génial compositeur. 

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