30.1.06

Vous devez penser que l'hiver j'hiberne !

Il y aurait un peu de ça et le blog est là pour le prouver. Pas beaucoup d'évolution. Mais méfiez-vous de l'eau qui dort. On ne sait jamais...
Remarquez je pourrais en dire autant de mon côté. Peu de commentaires. Heureusement que Simon s'y colle !

En tous cas je vous promets que je vais mettre des choses intéressantes en ligne... pour le Xème Festival. Sûr!


Il avait déja neigé début janvier. Cette fois-ci (le 27/01/06) il est tombé plus de 30 cm en moins de 24 heures. Il y a eu un peu de casse dans les arbustes. Mais quel spectacle avec les oiseaux.


J'ai emprunté cette mésange bleue à une amie ! Ne lui dites pas.

Qui veut bien faire le compte-rendu du concert du 28 janvier ?

N'ayant pu assister au concert Alla Francesca, peut-être y-aura-t-il une personne bien intentionnée pour mettre un petit mot et peut-être une photo. Merci d'avance :-)

Il n'y aura pas de commentaires, la soirée ayant été malheureusement annulée (circulation difficle avec la neige ).

Un concert reporté…
Le 28 janvier dernier, l'accumulation de neige a contraint Labeaume en musiques à annuler le concert prévu à l'Eglise de Saint Sernin. La promenade autour de la méditerranée à l'époque médiévale est donc différée… non sans regret. La nouvelle date reste à fixer…

Victoires de la Musique classique


Un clic sur le titre de la note pour plus d'infos.

Avant tout rappelons que Philippe Piroud nous programme de nombreux artistes nommés aux Victoires de la Musique (dans le désordre Emmanuel Rossfelder, Jordi Savall, Anne Gastinel, Laurent Korcia, Michel Portal, etc... et j'en oublie).


Les Victoires de la Musique Classique 2006 (13ème édition)
Mercredi 1er février 2006 au Palais de la Musique et des Congrés de Strasbourg.
Avec la participation de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg dirigé par Marc Albrecht.
PRESENTATION : Marie Drucker et Frédéric Lodéon.
RETRANSMISSION en direct à 20h50 sur France 3 et France Inter (en stéréo).

Sur le site vous devriez pouvoir (moi je n'ai pas pu), écouter les 2 émissions de Frédéric Lodéon : "Carrefour de Lodéon" qui présentent les révélations lyriques et instrumentistes 2006.

France Inter : Carrefour de Lodéon

27.1.06

Ne manquez pas Bernard Tétu à Lablachère en février 2006


Bernard Tétu revient à l'église de Lablachère avec les Solistes de Lyon
le 11 février 2006
à 20 h 30.

Au programme le Requiem de Fauré, Procaccioli.

Un clic sur le titre pour vous connecter sur le site des Solistes de Lyon.
Pour écrire : infos@solisteslyontetu.com

19.1.06

ALLA FRANCESCA 28 janvier 2006



la méditerranée en trio
Pour ce premier Quartier d'Hiver de l'année 2006, Brigitte Lesne (chant et harpe) et Pierre Hamon (flûtes et cornemuse) s'adjoignent le talent du percussionniste et chanteur Carlo Rizzo, improvisateur virtuose des tambourins traditionnels italiens.

périple musical
Après deux escales napolitaines, l'horizon s'élargit aux rivages méditerranéens. Naples n'en sera pas absente, mais sans exclusive : chansons de troubadours provençaux, cantigas et chants séfarades d'Espagne, danses d'Italie, poèmes d'amour et prières de Sicile ou de Catalogne...
C'est l'étonnante diversité des musiques médiévales de la Méditerranée qu’Alla francesca - trio de virtuoses complices et passionnés ressuscite.

Kaléidoscope musical, tour à tour festif et poétique durant lequel, après avoir parcouru laudes à la Vierge, istanpitte et autres musiques de danses instrumentales italiennes, puis croisé en Provence le chemin des troubadours, le programme se conclue par plusieurs chants séfarades, composés en péninsule Ibérique avant l’expulsion des juifs en 1492…

entre musiques savantes et traditionnelles
Il n’est ici question que de cette partie nord de la Méditerranée, qui, de Sicile à Gibraltar, court les rives de l’Europe. La culture médiévale nous y a laissé nombre de ses plus beaux joyaux qui, sur presque trois siècles, du 12e au 14e, ressuscitent l’esprit méditerranéen tel qu’il s’ancre dans ces pays, carrefours de nombreuses influences.

D’une feinte simplicité ou d’une extrême sophistication, un programme à découvrir avec Alla francesca le samedi 28 janvier 2006 à l'église de Saint Sernin.

Alla francesca
Méditerranée médiévale

Brigitte Lesne,
harpe et voix
Pierre Hamon,
flûtes et cornemuse
Carlo Rizzo,
tambourins et voix


Programme

Musiques traditionnelles et médiévales en Italie (laudes, tarentelles, estampies), France (troubadours) et Espagne (chants séfarades)...
12e–14e siècles


Alla francesca
Ensemble de “ musique de chambre ” fondé au début des années quatre-vingt dix, Alla francesca poursuit ses recherches sur l’interprétation des chansons et danses instrumentales du Moyen Age. Placé sous la direction complice de Pierre Hamon et Brigitte Lesne, il expérimente les pratiques et les choix jusqu’à obtention d’une interprétation optimale. L’accent est mis, d’une part, sur les techniques instrumentales (vièles, harpes, luths, flûtes, …), en recherchant finesse de jeux et articulations adaptées aux musiques de danse et à l’accompagnement du chanteur ; d’autre part sur une vocalité spécifique et sur la mise en musique du texte poétique.

Tout en se référant au travail des musicologues et à la lecture des écrits médiévaux (traités, oeuvres littéraires, livres de comptes…), l’ensemble confronte ses pratiques à celles des musiques populaires ou savantes non occidentales (Inde et Asie, Proche- Orient et Maghreb, Europe centrale), ainsi qu’aux recherches organologiques des facteurs et luthiers. Chants des troubadours et des trouvères, oeuvres majeures de Machaut et Dufay, répertoires plus spécifiquement espagnols (cantigas, Llibre vermell de Montserrat…) ou du trecento italien (Francesco Landini, Istanpitte…), musiques traditionnelles plongeant leurs racines dans ces hautes époques (chants séfarades, tarentelles…), c’est tout un kaléidoscope musical, tour à tour festif et poétique, d’une feinte simplicité ou d’une extrême sophistication, qu’Alla francesca ressuscite.

Brigitte Lesne est devenue, au fil des concerts et enregistrements, la véritable incarnation du chant médiéval au féminin. Alliant art et savoir, elle s’appuie sur sa solide connaissance stylistique des répertoires vocaux les plus anciens, et de la notation grégorienne neumatique, pour restituer, dans toute leur force première et leurs subtiles saveurs, les musiques monodiques et polyphoniques du Moyen-âge. Elle dirige, d’une part, l’ensemble de voix de femmes a cappella Discantus – et d’autre part, en compagnie du flûtiste Pierre Hamon, le groupe vocal et instrumental Alla francesca. Depuis le début des années 90, elle s’est produite, avec ces deux ensembles, dans la plupart des grands festivals de musique ancienne et festivals internationaux Son abondante discographie a fait l’unanimité de la critique musicale. Brigitte Lesne transmet ses connaissances lors d’ateliers pratiques qu’elle anime au Centre de musique médiévale de Paris.

Carlo Rizzo a découvert le tambourin avec le répertoire du Sud de l’Italie puis a axé ses recherches vers l’ensemble des musiques traditionnelles de la péninsule, y compris vocales, mais aussi vers les musiques anciennes, contemporaines, improvisées et jazz. L’interprète se double en lui d’un inventeur et aussi d’un compositeur. Depuis 1988, il a créé plusieurs ensembles et se produit régulièrement en récital solo depuis 1992.

Flûtiste à bec au parcours atypique, Pierre Hamon se passionne tout jeune pour les répertoires les plus anciens, baroques et antérieurs, tout en poursuivant des études de mathématiques et physiques avant de décider de s’orienter exclusivement vers la musique. Son instrumentarium ne ressemble à aucun autre. Constitué de flûtes médiévales, renaissances et baroques de toutes tailles, il comporte aussi de très nombreux instruments issus des univers traditionnels. Il se produit en récital solo, mêlant musiques médiévales et contemporaines, est cofondateur de l’ensemble Alla francesca, dont il dirige aussi la version uniquement instrumentale, et se produit régulièrement comme chambriste avec Jordi Savall, ainsi qu’avec les ensembles Hesperion XXI, Il Seminario Musicale, et le Poème Harmonique.




Méditerranée médiévale
“ Si vaste que soit la Méditerranée à la mesure des vitesses de jadis, elle ne s’est jamais enfermée dans sa propre histoire. Elle en a rapidement transgressé les limites : à l’Ouest vers l’océan Atlantique ; à l’Est à travers le Proche-Orient qui la fascinera des siècles durant ; au Midi vers ses marches désertiques, bien au delà des palmeraies compactes ; au Nord, vers les interminables steppes eurasiatiques qui touchent à la mer Noire ; au Nord encore, vers l’Europe forestière lente à s’éveiller, bien au-delà de la limite traditionnelle et comme sacro-sainte de l’olivier.

Le dernier olivier dépassé, la vie et l’histoire de la Méditerranée ne s’arrêtent pas pour faire plaisir au géographe, au botaniste ou à l’historien. C’est même le trait majeur du destin du Mare Internum que d’être inclus dans le plus vaste ensemble de terres émergées qui soit au monde : le grandiose, le “ gigantesque continent unitaire ”, européo-afro-asiatique, sorte de planète à lui seul, où tout a circulé précocement. Les hommes ont trouvé à travers ces trois continents soudés la grande scène de leur histoire universelle.

Là se sont accomplis leurs échanges décisifs ; Et, comme ce poids humain roule interminablement jusqu’à la Mer Intérieure, s’arrête régulièrement sur ses bords, il n’est pas étonnant que la Méditerranée ait été si tôt un des centres vivants de l’univers, et qu’elle ait rayonné, à son tour, à travers ces continents massifs qui sont, pour elle, une zone de résonance. L’histoire de la Méditerranée est à l’écoute de l’histoire universelle, mais sa propre musique se fait entendre au loin… ”*

Ce concert nous fait écouter diverses musiques de ces rivages. D’une péninsule à l’autre – Italie et Espagne –, il tourne autour du golfe du Lion et pénètre profondément dans les terres. On le voit, il n’est ici question que de cette partie de la Méditerranée, qui, de Sicile à Gibraltar, court les rives de l’Europe. La culture médiévale nous y a laissé nombre de ses plus beaux joyaux : laudes, danses et chansons, qui, sur presque trois siècles, du 12e au 14e, ressuscitent l’esprit méditerranéen tel qu’il s’ancre dans ces pays, carrefours de nombreuses influences.

Mais ce programme rayonne au-delà de ces limites géographiques ou temporelles. L’instrumentarium utilisé par Alla francesca est particulièrement significatif :
• Le duo flûte double / harpe médiévale évoque l’image, si fréquente dans l’iconographie grecque antique, de l’aulos et de la lyre – ils en sont comme une survivance ;
• les tambourins, simples peaux animales tendues sur un cadre circulaire en bois, sont présents, semble-t-il depuis toujours, sur le pourtour du bassin méditerranéen et bien au-delà. On en trouve de nombreuses figurations dans les mosaïques romaines. De même, le va et vient entre l’univers des musiques anciennes – savantes –, et traditionnelles – d’inspiration souvent plus populaires – sonne à nos oreilles de manière à la fois familière et exotique.

Et l’on ne sait plus ce qui est proche ou lointain ni comment mesurer la distance (dans le temps ou dans l’espace ?), à ces musiques qui sont nôtres. Un peu comme dans la grande fratrie des peuples méditerranéens, si proches et parfois si lents à s’entendre… Après avoir parcouru laudes à la Vierge, estampies et autres musiques de danses instrumentales italiennes, puis retrouvé les troubadours provençaux, le programme se conclue par plusieurs chants séfarades, composés en péninsule Ibérique avant l’expulsion des juifs en 1492, musiques d’un peuple en voyage, qui sont comme le symbole des migrations méditerranéennes du monde antique et médiéval et des échanges culturels portés par l’eau…

Alla francesca s'est déjà produit dans de très nombreux festivals de musique ancienne en France (Beaune, Ambronay, Haut-Jura, Simiane...) à Paris (théâtre Grévin, musée de Cluny, Sainte-Chapelle...) et un peu partout dans le monde (Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Espagne, Nouvelle-Zélande, Portugal, Pologne, Royaume-Uni, Russie, Suisse, Ukraine...) de nombreux concerts ont été retransmis par la radio.

9.12.05

Les Paladins, direction Jérôme Correas


Deuxième étape d'un voyage dans l'Italie du sud concocté par Labeaume en musiques dans le cadre de ces Quartiers d'hiver.
Rendez-vous à Antraigues ou Balazuc
Avec deux dates, deux horaires, deux lieux, impossible de rater cette nouvelle étape napolitaine sous la conduite experte des Paladins, ensemble qui séduit immédiatement par "sa légèreté, son aération et sa respiration exemplaire, sa musicalité tout à la fois pensée et naturelle " (Télérama).

► samedi 17 décembre– 20 h 30 – Eglise d'Antraigues
► dimanche 18 décembre – 17 h 00 – Eglise de Balazuc

Naples au temps de Farinelli

Quartiers d'hiver : de Naples à Naples…
Novembre 2005, nous vit en l'église de Rosières succomber à la fougue, à la gouaille et au talent du Neapolis ensemble… Les 230 personnes présentes dans l'église de Balbiac à Rosières en furent conquis, ensoleillés et prêts à s'y rendre toutes affaires cessantes !

… Voyage dans la capitale musicale du XVIII° siècle
Dès lors quel plaisir de ne pas quitter cette ville somptueuse qui –et notamment au XVIIIe siècle- est l'une des principales capitales musicales d'Europe. Elle brille de tous ses feux. L'activité des conservatoires, la renommée des castrats qui sont adulés tels des dieux vivants, la réputation de ses compositeurs en font un foyer musical incontournable. Pépinières de talents où se côtoient Porpora, Durante, Leo, Scarlatti, la Naples du XVIII° éblouit l'Europe par son sens naturel de l'expression dramatique et exerce une influence déterminante aussi bien dans le répertoire sacré que profane...

Sous la direction de Jérôme Correas, les Paladins explore les années 1720- 1730 de cette ville baroque, exubérante, qui s'adonne à la musique...
Les Paladins ont enregistré trois disques chez Arion : Les Duos Italiens, Apollon et Daphné de Haendel (ffff de Télérama, 9 de Répertoire) et les Leçons de Ténèbres de Porpora. Ils ont enregistré des "Histoires Sacrées" de Giacomo Carissimi chez Ambroisie.

Valérie Gabail, soprano
Damien Guillon, alto
Dominique Dujardin, violoncelle
Jérôme Correas, clavecin et direction

Programme
Porpora
Duetto sopra la Passione n°1 /
Duetto sopra la Passione n°2/
Sonate pour violoncelle et basse continue en ut majeur /
Duetto sopra la Passione n°6

Scarlatti
Cantate "Abbandonar Fileno" pour alto /
Sonate pour violoncelle et Basse Continue en ré mineur

Durante
Duetto "Son io, barbara donna" /
Duetto "Fiero, acerbo destin"

Leo
1ère Leçon de Ténèbres du Mercredi Saint


Naples … à suivre…
Un périple à poursuivre en janvier avec Alla Francesca et son périple autour de la Méditerranée médiévale, qui propose bien évidemment une halte… napolitaine !

27.11.05

Dimanche 20 Novembre 2005 - Balbiac - Châleur hivernale


Marina Bruno, voix / Giovanni Del Canto, guitare / Giorgio Mellone, mandola / Roberto Natullo, flûtes / Wally Pituello, violoncelle / Raffaele Filaci, percussions
Neapolis a chauffé la salle, pardon l'église (pleine à craquer)... comme peut-être aucun autre ensemble venu à Labeaume !
Ceux qui n'étaient pas venu lors de leur premier passage en août 2004, ont profité de ce concert mémorable. On y a retrouvé tous les morceaux du CD (clic sur le titre) qu'ils ont publié entre temps. A écouter absolument !!!

26.10.05

Les Quartiers d'Hiver 2005 - 2006 s'installent

Quartiers d'hiver : cinquième !...
Et oui ! Cinquième édition du rendez-vous que nous fixe tous les ans
Labeaume en musiques. Dans le sillage du festival (qui fêtera ses dix ans
cette année....), l'association nous offre tout au long de la "basse saison" des
soirées où se mêlent plaisirs musicaux et moments de convivialité.

Premier concert de la saison 2005-2006 : le dimanche 20 novembre à BALBIAC (ROSIERES) avec le Neapolis ensemble.
Musique napolitaine : première…
Naples sera au coeur des premiers rendez-vous… Naples où la musique se conjugue à tous les temps, à tous les modes et dans toutes les couches de la société. Aux sources de l'inspiration lyrique napolitaine, où se fondent la verve rustique et les raffinements savants, les villanelles et tarentelles dressent le tableau haut en couleurs de Naples à l'époque baroque.

Le Neapolis ensemble met en évidence le mélange qui caractérise la tradition musicale napolitaine. La voix de Marina Bruno, puissante et solaire, conduit le public, à travers une orgie de sons et d’émotions, dans un monde suspendu sur le fil des siècles comme le linge sur les fils de coton dans les vieilles ruelles. Dans ce concert toutes les couleurs de Naples sont là. Dépaysement assuré ...

Ceux qui les entendirent en août 2004 à l'église de Labeaume en
témoigneront : ça sent la rue, la gouaille, la farce... un hommage à un art léger et empreint de joie !

Une découverte de la musique napolitaine à poursuivre en décembre avec les Paladins sous la direction de Jérôme Corréas (Naples au temps de Farinelli), puis en janvier avec Alla Francesca et son périple autour de la Méditerranée médiévale.

25.10.05

Villanelles, tarentelles & chants de Naples. Neapolis Ensemble



Neapolis Ensemble est un groupe qui s’est formé, autour de la chanteuse Marina Bruno, l’été 2003, à l’occasion de son début au Festival de Saint- Michel-en-Thiérache. Ce spectacle représente un peu la synthèse des
expériences de chacun de ces musiciens ainsi que de la tradition musicale napolitaine, qui s’est entrelacée depuis toujours entre la tradition
cultivée et celle populaire : de Gesualdo da Venosa à Pergolesi, de
Roland de Lassus à Domenico Cimarosa.

Le répertoire proposé par le Neapolis Ensemble met en évidence le jeu auquel des compositeurs comme Adrian Willaert, Roland de Lassus, Pergolesi et beaucoup d’autres se sont « prêtés » pendant leurs activités : mélanger la culture musicale populaire avec la culture musicale cultivée, et viceversa.

Grâce à ces compositeurs nous avons assisté à la naissance de milliers de villanelles du 16ème siècle en langue napolitaine, où à l’introduction de la tarentelle dans l’opéra bouffe (Leonardo Vinci, Giovanni Paisiello et autres), où à la réélaboration fréquente que Pergolesi fait de la chanson populaire dans ses opéras.

Le groupe, justement, en public met en relief cet aspect en ayant voulu faire cohabiter des instruments typiquement anciens (ou cultivés) comme les flûtes
à bec, le violoncelle baroque et les instruments typiquement populaires comme des tambourins et la mandole.

Cette instrumentation veut aussi rendre à cette musique la légèreté qui est à la base de la tradition musicale napolitaine, une tradition qui veut que la musique soit surtout un élément agréable de la vie de tous les jours.

Composé de six solistes issus des meilleurs groupes de la scène baroque italienne, Neapolis Ensemble propose un concert résolument joyeux, associant instruments anciens et populaires. Illustratif de la tradition musicale napolitaine, qui s'est toujours située à la croisée des cultures savantes et populaires (de Gesualdo da Venosa à Domenico Scarlatti, de Provenzale à Pergolesi, de Roland de Lassus à Domenico Cimarosa).


Neapolis ensemble. Eglise de Labeaume, jeudi 19 août 2004.
Eglise de Labeaume. Photo A.K.

Marina Bruno
Marina Bruno a grandi à l’école du Maestro Roberto De Simone, pour lequel elle a chanté dans La Gatta Cenerentola (plus de 700 représentations dans le monde entier) au Palau de la Musica de Barcelona, au Festival Paris Quartier d’Eté, à la Philarmonie de Berlin, au Teatro San Carlo de Naples, mais elle a été également soliste du groupe de l’Associazione Nuova Compagnia di Canto Popolare, un groupe italien historique de la musique traditionnelle, avec lequel elle a
chanté dans de nombreuses Scènes Nationales de France, au Théâtre de la Ville de Paris ainsi qu’au Festival d’Avignon.

Quant aux autres musiciens, nous retrouvons Giovanni Del Canto et Raffaele Filaci, eux aussi protagonistes des spectacles de Roberto De Simone et de la Nuova Compagnia, mais aussi du projet Le Tarantelle del Gargano, réalisé par Pino De Vittorio et représenté en France au Théâtre de Caen, à la Scène Nationale de Narbonne et dans d’autres théâtres et festivals de France et d’autres pays.
Wally Pituello a joué pendant dix ans dans les meilleurs orchestres baroques italiens.

24.10.05

Labeaume en Musiques, le blog



Le festival été 2005 est fini.

Surveillez le blog de temps en temps d'ici novembre, vous y trouverez d'autres images et informations...
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